Les fondateurs des Glénans ont pris conscience très tôt de l’importance de la responsabilité qui leur incombait de préserver les lieux sur lesquels ils s’étaient implantés, considérés comme des biens collectifs. Cette préoccupation, devenue permanente, a mené au classement de plusieurs sites et a permis de maintenir une activité respectueuse des contraintes liées à l’isolement.

Les Glénans, depuis toujours sensibles à l’environnement

Les Glénans ont pratiqué la protection de l’environnement bien avant qu’elle devienne omniprésente : création des chemins de passage obligatoires pour ne pas abîmer les dunes qui s’érodaient à Penfret, multiples campagnes hivernales de plantation de pousses d’arbres sur l’archipel, etc.
Soutenus par le Collège de France (propriétaire de l’île Cigogne), les Glénans ont été à l’origine du classement parmi les sites naturels, en 1973, des îles de Glénan et du domaine maritime correspondant (dans un rayon de 5 milles nautiques ayant l’île de St Nicolas pour centre). Les Glénans ont été reconnus “association de protection de l’environnement” par l’agrément du 27 octobre 1978.

La protection de l’environnement aujourd’hui

Aujourd’hui, le Conservatoire du Littoral est propriétaire des sites du Fazzio (Corse du Sud) et de l’île de Drenec (archipel de Glénan) dont il confie la gestion aux Glénans, dans le respect des orientations arrêtées (plan de gestion fondé sur un bilan écologique qui fixe les objectifs à atteindre pour que la nature y soit aussi belle et riche que possible).
L’association collabore également avec le Conservatoire du Littoral autour du programme européen de conservation Natura 2000 (l’archipel de Glénan fait partie des sites sélectionnés).
Enfin, de manière générale, l’association met tout en oeuvre pour ne pas endommager les sites sur lesquels elle exerce son activité. Les énergies renouvelables - éoliennes, panneaux solaires, système d’évacuation des déchets et des fosses, toilettes sèches et « sanivertes » - sont utilisées sur l’archipel de Glénan et sur l’île Verte (archipel de Bréhat). La préservation de l’environnement est ainsi favorisée par rapport à l’amélioration du confort, même si celle-ci progresse chaque fois que cela est possible sans nuire à l’environnement.