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Les Glénans sont nés du rêve d’une société plus fraternelle et d’une passion pour la mer. L’histoire débute en 1947 lorsque, sous l’impulsion d'Hélène et de Philippe Viannay, un groupe d’anciens résistants permet à de jeunes femmes et hommes, venant du maquis ou de retour de déportation, de se retrouver dans un archipel presque inhabité : les îles de Glénan. Cent vingt jeunes y participent cet été-là pour oublier la guerre et reconstruire leur vie. Ces pionniers vont fonder l’association qui deviendra la plus grande école de voile d’Europe. Très vite, les Glénans connaissent un formidable succès, diversifient leurs implantations et ouvrent de nouvelles filières de navigation. Aujourd’hui, l’esprit du projet Glénans et la générosité de son idéal, fondé sur le bénévolat, portent toujours l’association.

Les origines

Au commencement, il y a l'archipel de Glénan, et un groupe de 120 jeunes qui, pour la plupart, sont d'anciens résistants. Plusieurs ont été déportés, tous ont un besoin immense de retrouver le goût à la vie. Pendant les 5 années de guerre, personne n'a pu approcher l'océan. D'un coup, l'interdit devient synonyme de liberté.

Le Centre de Formation Internationale (CFI), sous l'impulsion de Philippe et Hélène Viannay, les rassemble dans le but de les aider à réintégrer la vie civile. Durant l'été 1947, les premiers stagiaires s'installent dans quelques tentes sur l'île du Loch, mise à disposition par la famille Bolloré. Ils apprennent à naviguer à bord du "Rebelle", le bateau des Viannay, et de 8 "Argonautes", petits quillards de 3,80 m.

Si l'apprentissage de la voile n'est au départ qu'une activité parmi d'autres, la nécessité de pouvoir se débrouiller sur les îles de l'archipel en fait très vite un objectif prioritaire du centre de vacances . Dès la seconde année, les pionniers de l'île du Loch embarquent à bord de thoniers concarnois pratiquant au cours de leurs campagnes des navigations côtières et hauturières. Ils mettent en place une logique d'apprentissage partagé des savoirs et expériences. Confiance et responsabilités sont accordés à ceux qui sont repérés comme ayant des compétences particulières. Un système participatif est également mis en place pour l'accomplissement des tâches quotidiennes.
Portée par une poignée de stagiaires passionnés et enthousiastes, la section nautique du CFI devient le Centre Nautique des Glénans (CNG) en 1957 et connaît un formidable succès.

Pionniers de la navigation de plaisance

Philippe Viannay décide de faire construire un bateau pour partir autour du monde : ce sera Sereine, cotre bermudien de 12,50 m, dont les plans ont été dessinés en 1944 par l'architecte Henri Dervin. Elle sera lancée en 1952 pour une longue carrière de navigations hauturières ponctuées de courses-croisières.

Après la période des "Choses", canots de sauvetage à voile et avirons, le CNG fait construire des nouveaux bateaux adaptés à ses besoins, permettant en même temps au marché de la plaisance de prendre un essor extraordinaire.

La collaboration des Glénans avec l'architecte Jean-Jacques Herbulot, la voilerie Le Rose et le chantier Stéphan durera 25 ans. Le premier Cotre des Glénans est dessiné en 1950 et sera pendant des décennies le bateau de croisière-école par excellence des Glénans. Le célèbre "Vaurien", dériveur léger et bon marché, est construit en 1951. La "Caravelle" fait son apparition l'année suivante et deviendra un voilier d'apprentissage collectif très répandu. Le non moins célèbre "Corsaire", bateau de 5,50 m en contre-plaqué et doté d'une cabine et de couchettes, intègrera la flotte des Glénans en 1954. Au début des années 1960 est lancé le "Mousquetaire", un dériveur lesté en contre-plaqué de 6,48 cm qui sera utilisé pour les stages de croisière itinérant...

L'essor du Centre Nautique des Glénans

120 membres en 1947, six fois plus cinq ans plus tard, le CNG se développe régulièrement. Il diversifie ses implantations : installation à Penfret en 1949, à Drenec en 1953, à Cigogne en 1957 puis à Bananec en 1966 ; à Paimpol en 1965, à Coz Castel en 1968, à Bonifacio en 1968, à l'île d'Arz en 1969, à Marseillan en 1970 et à l'Île Verte en 1973.

L'enseignement nautique se structure. L'École des chefs de bases nautiques (futur Institut Nautique de Bretagne) est créée par Les Glénans à Concarneau en 1965, pour répondre à ses propres besoins.

Le "Cours des Glénans", ouvrage collectif et synthèse des connaissances accumulées depuis les débuts de l'association, est publié sous forme ronéotypée en 1951. Il sera par la suite complété, réédité et traduit en langues étrangères et deviendra rapidement un ouvrage de référence dans le monde maritime.

Le cap des 50 000 stagiaires est franchi en 1975.

La modernisation

Au début des années 1980, le CNG entre dans une période de crise et de redressement : la pression économique liée à la concurrence s'est accentuée et oblige l'association à se recentrer autour des activités de base. Les Glénans se lancent dans le catamaran et la planche à voile, créent le service Pluriel (séjours groupes et événements) et décident d'investir dans des bateaux modernes et d'améliorer le confort sur les bases nautiques.

Des aides publiques pour financer les travaux de modernisation sont cherchées et les efforts rapidement recompensés : les Glénans renouent peu à peu avec la croissance.

Au début des années 1990 arrivent des bateaux modernes et spécialement adaptés aux besoins de la navigation-école : Glénans 5.7, Glénans 7.60 et Glénans 33. Les années 2000 ont vu le remplacement progressif des anciennes unités par des bateaux "nouvelle génération" : Sun Fast 32i, Sun Fast 37, Sun Glénans 43, Bongo 9.60, Elan 31... La voile légère n'est pas oubliée avec l'acquisition notamment de dériveurs planants (Buzz, 29er), et de quillards de sport (Open 5.70).

Le CNG devient "Les Glénans" en 1992.

L'année 2005 a vu franchie la barre des 300 000 stagiaires formés depuis la création de l'association.

L'année 2007 marque le 60ème anniversaire de l'association, toujours en mouvement et en réflexion pour continuer à contribuer à l'évolution du nautisme et répondre toujours mieux aux besoins et aux attentes des stagiaires.

L'année 2013 apparaît une nouvelle filière : le kitesurf, proposée à l'Archipel et à Bonifacio.