Deuxième étape du cursus de formation après la validation des compétences techniques pratiques et théoriques, le FPI apprend au futur moniteur à enseigner son activité. Sigrid, 40 ans, nous raconte son expérience.



« J’ai commencé mes premiers stages croisière vers 22 ans ; après mon niveau 5, ma vie familiale et mon métier d’ingénieur ont occupé tout mon temps pendant 10 ans. J’ai fait quelques croisières avec des amis… mais n’ayant pas validé mes stages pratiques, j’avais comme un goût d’inachevé. Maintenant que mes filles sont grandes, j’avais de nouveau l’occasion de m’y remettre vraiment ». Pour Sigrid, devenir monitrice était un « passage obligé » vers l’acquisition de l’autonomie en mer, mais également un challenge personnel pour surmonter sa timidité. Elle qui a toujours aimé transmettre (elle a été prof de gym et de ski) aborde à l’été 2014 sa formation avec humilité : « Je me disais que si les autres y arrivaient, je le pouvais aussi. Et j’ai été rassurée de voir que les contenus pédagogiques n’avaient pas fondamentalement changé ».

Elle passe donc deux semaines à Fort-Cigogne avec une quinzaine d’autres stagiaires FPI. « On apprend à construire une séance, à se projeter dans notre futur rôle d’encadrant. Préparer des topos, revoir les chronologies, oblige à mettre les connaissances théoriques au clair. La première semaine, on joue le moniteur à tour de rôle; la seconde, on encadre des séances sur 5.7 auprès de stagiaires débutants, sous l’œil attentif de notre formateur qui nous débriefe chaque soir ». Sigrid a ensuite encadré ses deux premiers stages dans la foulée : « Cette mise en pratique immédiate me semblait nécessaire pour formaliser ce que je venais d’apprendre et valider le FPI. Et ça c’est super bien passé : j’encadre de nouveau en mai à Marseillan ! ».