Parfaitement adapté aux plans d’eau peu profonds, le kayak permet l’accès à des sites inaccessibles en bateau. Sur ce support synonyme de liberté, découvrez le terrain de jeu illimité de l’archipel de Bréhat !


De niveau 1 (débutant) ou 2 (perfectionnement), d’une durée de 3 à 6 jours et partant de Coz-Castel, les stages kayak de mer permettent d’explorer sous un autre angle l’extraordinaire archipel de Bréhat et ses alentours. Eau turquoise, paysages enchanteurs de granit rose recouverts de pins et façonnés par les éléments, lumières à se damner… Ce bassin de navigation à la sortie de Paimpol est un dépaysement total. Il est également très formateur de naviguer au milieu de cette centaine d’îles et d’îlots, qui connaissent un fort marnage, mais dont les courants vous ramènent toujours vers la terre. Les kayaks Polyform utilisés aux Glénans, faciles à manier et performants, sont idéalement adaptés à la zone : furtifs, ils se faufilent en silence dans 10 cm d’eau, vous mettant nez-à-nez avec macareux, cormorans, huîtriers-pie ou bécasseaux violets, sur des zones rocheuses isolées. Pour les observer au plus près, vous vous amusez à vous faire piéger par la marée sur des plages ou des zones rocheuses comme le phare des Héaux de Bréhat. Dans le secteur peu profond du chenal du Ferlas, entre Béniguet et l’île de Bréhat, le courant génère des vagues stationnaires (de 50 cm à 1,50m) que l’on peut surfer ; idem au phare du Paon.

 

L’un des autres atouts du kayak, c’est qu’en période estivale il permet de s’éloigner des zones de navigation ou de mouillage encombrées : il y a toujours moyen de s’isoler. C’est par exemple le cas dans la Chambre, dans l’est de l’archipel. Les bateaux y ont accès au sud, mais les kayaks peuvent eux profiter de tout le plateau entre le Béniguet et l’île Verte. On peut se faufiler dans des labyrinthes de rochers ou entre les bancs de sable. On s’arrête même entre les parcs à huître pour discuter avec l’ostréiculteur ! Quand la météo est bonne, l’eau est si claire qu’on voit jusqu’à 1,50m de profondeur : un véritable aquarium, où l’on peut distinguer depuis son embarcation coquilles Saint-Jacques, bars, lieus et vieilles. En mettant des lunettes de piscine ou un masque de plongée, ce sont les anémones qu’on surprend en train de manger les crevettes, ou les crabes qui se baladent dans le fond… On apprend aussi tout des algues alimentaires, qu’on peut cueillir et goûter : haricot de mer, laurencia, wakame, goëmon blanc.

 

Cette approche très respectueuse de l’environnement est une autre qualité indéniable du kayak. Avec un peu de chance, vous pourrez vous retrouver à pagayer près d’un groupe de dauphins, ou de phoques. En évoluant dans une direction parallèle à la leur, vous exciterez leur curiosité et les inciterez à venir vous voir. Enfin, le kayak vous offre aussi le plaisir de la randonnée et du bivouac : les stagiaires en font au moins un, sur l’Ile Verte par exemple. A portée de pagaie, l’embouchure du Trieux, l’estuaire du Jaudy et l’île Grande, la Roche-Jagu, les falaises de Plouézec, le sillon du Talbert, l’île d’Olonne, la pointe du Château… On peut aussi charger les kayaks sur la remorque, et en ¾ d’heure de voiture se retrouver aux portes des Sept Iles.