Depuis l’île d’Arz ou au départ de Vannes sur les stages croisière, découvrez ce fabuleux bassin de navigation qu’est le golfe du Morbihan.


Le Golfe du Morbihan est à l’origine de la création du Club des Plus Belles Baies du Monde, dont il fait bien sûr partie. Normal : c’est un lieu ensorcelant, où la mer, la terre et le ciel se mêlent en paysages toujours changeants. On a souvent du mal à distinguer la côte de la quarantaine d’îles et îlots qui le parsème, nés lors de la fonte des glaces polaires environ 10 000 ans avant notre ère, quand l’océan envahit les terres. Avec ses 20 km de long pour 15 de large, le Golfe communique avec la pleine mer par un étroit goulet, entre les pointes de Kerpenhir à l’ouest et de Port-Navalo à l’est. Dans cet entonnoir géant (un kilomètre de large pour 30 mètres de profondeur) s’engouffrent à chaque marée une centaine de millions de tonnes d’eau, créant des courants parmi les plus puissants d’Europe. Abritée des houles atlantiques, cette « petite mer » (mor bihan en breton) abrite deux îles principales : la verdoyante et un peu « jet-set » Ile aux Moines, et la pudique Ile d’Arz, qui a enfanté des générations de capitaines au long cours. Avec Berder et Gavrinis (connue pour son monument mégalithique), ce sont les seules îles touristiques, elles sont accessibles grâce à des navettes ou un passage à marée basse. D’une richesse écologique et culturelle indéniable, le Golfe surprend avec sa végétation aux accents méditerranéens, ses réserves ornithologiques, l’activité incessante de ses pêcheurs et ostréiculteurs. La coquette ville de Vannes, la réserve naturelle de Séné, les plages d’Arradon, de Baden et de Larmor-Baden sont quelques-uns de ses autres atouts. Les mouillages abrités sont nombreux ; le meilleur est sans doute celui de Pen Raz, où est implantée la base des Glénans.
 

L'Île d'Arz vue du ciel


En été, la brise thermique est souvent plus forte dans le Golfe qu’au large ; elle est changeante en direction et en force du fait des îles, et peut rendre la fin d'après-midi fraîche ! Si le vent ne lève jamais ici de mer difficile, il faut cependant être attentif aux parcs à huîtres qui occupent presque toutes les vasières, et ne sont balisés que de branches d’arbre ou de pieux. Gare également aux passages étroits : le vent, s’il souffle contre le courant, peut lever du clapot, et les rencontres de courants peuvent créer des « marmites », où l’eau semble tourner sur place indéfiniment. L’absence de feu interdit toute navigation de nuit.

Freinée par les îles et les goulets, la marée haute arrive à Vannes plus de deux heures après Port-Navalo ; il faut donc prendre en compte le courant à chaque point particulier et selon l’heure prévue de passage, lors d’une navigation dans le Golfe. Le fort courant à l’entrée rend le passage presque impossible contre le courant. Il faut donc entrer dans le Golfe au plus tard une demi-heure avant la pleine mer de Port-Navalo. Le phénomène est impressionnant mais jamais dangereux ; le moment le plus simple pour naviguer est en période de mortes-eaux. De manière générale, le courant suit les chenaux, et se fait moins sentir dans le fond du Golfe. Il est très fort dans les passages étroits, comme à la pointe de Toulindag large d’à peine 400 mètres. Mais les berges et les îles sont longées de contre-courants. Un bonheur pour le pilotage !
 
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  • david f.

    Posté à 2015-10-28 22:56:20

    L'ile Tascon est aussi accessible par une chaussée submersible!!! Comme quoi, il y a toujours à apprendre du golfe.