Pour ceux qui rêvent de devenir moniteur, le niveau 5 est l’objet de tous les espoirs… mais aussi toutes les craintes ! Valentine, 19 ans, nous raconte pourquoi ce stage-clé, auquel elle s’est inscrite deux fois, est avant tout une formidable expérience.
 

« Avant de m’inscrire pour mon premier niveau 5 à Vannes en 2014 - avec dérogation car j’avais 17 ans -, j’avais déjà fait 9 stages croisière aux Glénans. La voile est vraiment ma passion, j’adore apprendre encore et encore dans ce domaine, et je ressentais un besoin urgent de me situer précisément dans ma progression. Comme j’aime les challenges, je me suis inscrite au Niveau 5 qui se déroulait au départ de Vannes, alors que j’avais surtout navigué à Paimpol et Concarneau. Bien m’en a pris, car j’ai pu constater que ce nouveau bassin de navigation me faisait un peu perdre mes repères : je n’étais donc pas aussi prête que je le pensais ! Ces deux semaines de stage (une sur site avec des cours matin et soir, l’autre en embarqué s’achevant par un examen écrit de 2h30) m’ont appris énormément de choses d’un point de vue pratique et théorique, mais surtout à gérer mon stress. La première fois où j’ai été évaluée en tant que chef de bord et navigateur, c’était sur une navigation de nuit : je n’avais pas anticipé la force du courant et la baisse brutale du vent, et j’ai un peu paniqué. J’ai donc pris la mesure des responsabilités qu’implique ce poste, la première étant de ne pas inquiéter son équipage en montrant qu’on ne maîtrise pas la situation. Et j’ai pu clairement valider les autres points à travailler avant de me présenter de nouveau à un niveau 5.
 


Ambiance studieuse pendant un stage de niveau 5 !


Un an plus tard, je me suis réinscrite en zone connue, à Paimpol. On a eu tous les types de météo imaginables, ce qui a considérablement diversifié les contextes d’évaluation. Et ça a été très enrichissant, car les automatismes étaient en place. De plus, notre moniteur a fait de son mieux pour que l’ambiance soit la plus agréable possible, nous permettant de prendre confiance et de donner le meilleur de nous. J’ai donc validé ce second Niveau 5, et je dois dire que c’est extrêmement gratifiant car il faut du temps pour en arriver là. Le principal est de ne pas dramatiser si on échoue : il faut plutôt le voir comme une expérience constructive et nécessaire. »