Mars signe le retour de la voile légère ! Le soleil est là, mais la mer, elle, est encore fraîche… Voici les bons réflexes à adopter pour ne pas (trop) tomber à l’eau !
 

Avant toute chose, il est bon de se rappeler que si on évite à tout prix de tomber à l’eau… on ne progressera pas ! En dériveur ou en cata, on ne cherchera donc pas systématiquement à éviter le déssalage, mais plutôt à l’anticiper au mieux, grâce aux conseils suivants :

On soigne son équipement.

Une bonne combinaison intégrale est indispensable : elle ne doit pas être trouée, les coutures doivent être bien étanches, et son épaisseur idéale en cette saison est de 4-5 mm en moyenne (on réserve la 3 mm aux navigations estivales). On peut investir dans une combinaison doublée d’une micro-polaire, qui sèche très vite même sans rinçage. Les chaussons en néoprène font eux aussi 4-5 mm d’épaisseur (contre 1-2 mm en été) et montent haut sur la cheville. On peut rajouter un lycra en micropolaire, ainsi qu’une cagoule et des gants pour les plus frileux.

On prépare son corps à l’effort

On s’échauffe sérieusement : on évitera ainsi les crampes dues aux basses températures, et on résistera mieux au froid de manière générale. On opte pour une alimentation riche mais équilibrée pour répondre aux besoins énergétiques accrus, et on boit suffisamment pour ne pas se déshydrater.

On gère intelligemment son temps sur et hors de l’eau

La mise à l’eau du bateau se fait au dernier moment, afin de ne pas patienter inutilement immergé jusqu’au torse dans une mer à 12-13°C ; idem pour le retour à la plage. On met également à profit les temps morts durant la séance : si un autre bateau déssale, plutôt que de se mettre à la cape en attendant le moniteur, on continue de naviguer pour maintenir le corps à température. On peut aussi en profiter pour récupérer : si en navigation vous êtes à 100% de vos possibilités, autorisez-vous le reste du temps à descendre à 70-80%. Enfin, prévenez votre moniteur si vous avez trop froid ou êtes épuisé : pour cela, il faut apprendre à s’écouter, et savoir ne pas aller au-delà de ses limites.

On reste concentré

On porte une attention accrue aux risées, aux bascules de vent, aux effets de site… qui risquent de vous faire déssaler. Maintenir l’équilibre du bateau est encore plus important que le reste de l’année : cunnigham, bordure, hale-bas, chariot de grand-voile, vous permettent de régler finement votre cata ou votre dériveur pour en diminuer la puissance. Mais on ne bannit pas pour autant la possibilité du déssalage, car pour apprendre il faut bien sortir de sa zone de confort et tester tout ce que l’on ne sait pas faire ! Il s’agit de bien faire la différence entre « déssalages productifs » et « non productifs », ces derniers étant souvent dus à un manque de coordination entre équipier et barreur fatigués, surtout en fin de stage, quand on a moins d’énergie qu’au tout premier jour. On évite de partir avec un bateau trop puissant (par exemple, c’est à terre et non sur l’eau qu’on règle la quête de son mât).

En fin de séance,on évite de rester inactif sur la plage, puis on rince bien sa combinaison, qui sèchera ainsi plus vite.